Showing posts with label #shopreview. Show all posts
Showing posts with label #shopreview. Show all posts

Tuesday, June 11, 2013

[SHOP REVIEW] THE BROKEN ARM


The Broken Arm, c'est une superbe boutique -surtout le sous-sol- du Haut Marais (12 rue Perrée, Paris 3), avec très jolie mise en scène des produits, et une sélection pointue tant pour la mode (Kenzo, Christophe Lemaire, Carven, Jacquemus...) que pour le la papeterie (Faber Castell, Isaac Reina...) ou les magazines (Apartamento, Gather Journal ou le tout nouveau Corpus). 
C'est également un café/restaurant adjacent, paraît-il excellent donc toujours complet.
C'est une équipe souriante, et qui pourrait être un peu plus présente (j'aurais pu craquer pour la papeterie en cuir Isaac Reina si l'on m'avait abordée).

The Broken Arm is a splendid store (especially the basement) nicely staging a cutting-edge selection of ready-to-wear (KenzoChristophe LemaireCarvenJacquemus...), stationery (Faber CastellIsaac Reina...) and magazines (ApartamentoGather Journal or recently launched Corpus). 
It also has an adjacent café/restaurant, apparently divine so always fully booked.
The team is globally smiling, however they could be a little bit more helpful and interested in every single consumer (If I had been approached, I could have fallen for Isaac Reina leather goods).
Worth the visit anyway.  


Thursday, June 6, 2013

[SHOP REVIEW] LIQUIDES


"L'odorat a ceci de merveilleux qu'il n'implique aucune possession. (...) C'est le sens idéal, autrement efficace que l'oreille toujours bouchée, autrement discret que l'oeil qui a des manières de propriétaire, autrement subtil que le goût qui ne jouit que s'il y a consommation." 
Amélie Nothomb in Journal d'Hirondelle (2006)

"The nose is wonderfully non-possessive. (...) It is the ideal sense, more efficient than the ear which is always clogged, more discreet than the eye which acts like an owner, more subtle than the mouth which only enjoys when consuming."
    


Mon nez, sensibilisé très tôt à la force émotionnelle de chaque odeur, qu'elle soit envoûtante ou répugnante, est très difficile en matière de parfums. Entourée d'inconditionnels de Guerlain (Shalimar, Jicky, Mitsouko, L'Heure Bleue, Vol de Nuit) depuis toujours, je suis plus conquise par les compositions enchanteresses de la collection des Jardins d'Hermès du célèbre nez Jean-Claude Ellena, ou par l'authenticité historique de la maison Fragonard.

Entre les accords très sucrés qui m'agressent dès que je les croise et les insipides que j'oublie vite, j'avoue ne pas être très "mass market".
Las de ce courant uniformisant, voire aseptisé, qui a touché la parfumerie mais aussi l'architecture, la mode ou la cuisine, certains oeuvrent pour un retour à l'essentiel, aux vraies essences, et placent l'artisanat de luxe au coeur de la consommation.  
C'est notamment le cas des "nouvelles" parfumeries qui rompent avec la grande distribution cosmétique et, loin d'être rétrogrades, reviennent à un modèle plus traditionnel (boutique à taille humaine, équipe de connaisseurs pointus, sens du service...) en y intégrant des notes de modernité (diagnostic olfactif chez Nose, personnalisation de l'étui en cuir chez Atelier Cologne, bar à parfums chez Liquides...). Éloge de la senteur.


Aware of the emotional power of every smell, be it bewitching or repulsive, my nose is rather fussy when it comes to perfumes. Surrounded by Guerlain lovers (Shalimar, Jicky, Mitsouko, L'Heure Bleue, Vol de Nuit) ever since I was a little girl, I'm more ravished by the enchanting compositions of the Jardins d'Hermès collection, created by famous "nose" Jean-Claude Ellena, or by the historical authencity of Fragonard.

Feeling aggressed by strongly sweet combinations or forgetting easily the savourless ones, I'm not really excited by the "mass market" offer.
Tired of the standardization of perfumes, but also of pretty much everything else (architecture, food and fashion) in the past decades, some are going back to basics, to real essences, focusing on luxury craftsmanship.
A great example is the business model adopted by "new" perfume stores, adding hints of modernity (olfactory diagnostic at Nose, customization of the leather case at Atelier Cologne, "perfume bar" at Liquides...) to traditional best practices (human-size boutiques, teams of cutting-edge specialists, proper service...). A tribute to scents. 
  




    
Liquides (9 rue de Normandie 75003, dans le Haut Marais), le "bar à parfums" conçu par le créateur du label de parfumeurs indépendants Différentes LatitudesDavid Frossard, en collaboration avec le designer Philippe Di Méo, est un écrin chaleureusement chic (noir mat, marbre, laiton doré et jeux de miroir) qui met les jus en lumière. 
Parfaitement accueillis par de charmantes "barmaids" qui connaissent leurs fragrances dans les moindres nuances et offrent des shots olfactifs créant des cocktails parfois détonnants, on se sent tellement bien que l'on peut y rester des heures. 
Je recommande chaudement ce lieu unique pour se procurer une parure odorante originale, dans laquelle s'envelopper et retrouver la séduction subtile dans son sillage.


Liquides, the "perfume bar" conceived by David Frossard, founder of independent perfumers label Différentes Latitudes, in collaboration with designer Philippe Di Méo, is a chic and cosy space (mat black, marble, gilded brass and mirror effects) to showcase high quality juices.
Perfectly greeted by lovely "barmaids" who know the slightest nuances of every single fragrance and offer olfactory shots to create explosive cocktails, you feel so good that you could stay there for hours.
I highly recommend this one-of-a-kind place to source an original fragrant jewel and recover the subtle seduction in its wake. 
  



Un grand merci à Nathalie qui a su me créer un parcours olfactif sur mesure, des Liquides Imaginaires à Miller Harris et Parfum d'Empire, jusqu'à mon coup de coeur pour Frapin. C'est avec délectation et en toute confiance que je me suis laissée guider et surprendre par ces accords, au rythme d'une conversation passionnante sur la nature, la créativité et le lien humain.     


Special thanks to Nathalie who has asked the right questions to create a bespoke scented journey for me, starting with the Liquides Imaginaires, then Miller Harris and Parfum d'Empire, until my crush on Frapin
I was delighted to let her guide me through these surprising chords while we were having a fascinating discussion about nature, creativity and the celebration of human bonds.   




C'est donc très naturellement que mon choix s'est porté sur L'Humaniste : "verdeur zestée de la cardamome, brûlure boisée du poivre noir, accents anisés de la baie rose, douceur de la muscade, annoncent un étonnant accord 'gin'."


I naturally opted for L'Humaniste: "the scent opens with a soaring burst of citrus vibrant with cardamom, nutmeg, black and pink pepper."         




Monday, May 27, 2013

[SHOP-IN-SHOP REVIEW] THE NAIL KITCHEN @ BHV


Le rez-de-chaussée du BHV s'est refait une beauté et a amélioré son offre avec des marques plus "naturelles" comme Korres ou Dr Hauschka.

La zone la plus réussie est 'The Nail Kitchen', qui propose les vernis bio -et français- Kure Bazaar ainsi que les produits japonais uka Hand Treatment Spices et Kobakospécifiques aux soins des mains, et notamment d'étonnantes limes triangulaires : la grise pour se faire les ongles carrés avec angles arrondis, et la rose pour des ongles ovales. 

La dame (très "Galeries Lafayette") était charmante mais ma visite aurait été encore plus agréable si la conseillère de vente avait été une passionnée/connaisseuse de nail art et autres délires ongulaires.  




French department store BHV (known for its hardware floor) is going through a major refit and especially the ground floor with an upgraded beauty section, including organic brands such as Korres and Dr Hauschka.

Nothing really new apart from The Nail Kitchen offering manicure services and a selection of French non toxic nail polishes Kure Bazaar and Japanese products uka Hand Treatment Spices and Kobako, dedicated to hand care. A must-buy: their triangular nail files, pink for rounded nails and grey for square nails with rounded angles. 

The lady at the counter was charming in an old-fashioned way, however it would have been even better to talk with a nail art expert/connoisseur. 






Sunday, May 12, 2013

[SHOP REVIEW] CHLOÉ

J'attends beaucoup d'un nouveau point de vente et je suis attentive à tous les détails, à commencer par son emplacement (253 rue Saint-Honoré), l'architecte qui en fait un écrin à la fois commercial et esthétique (Joseph Dirand), les services exclusifs qu'elle offre et la distingue des autres (un bar à champagnes) et bien évidemment l'équipe qui l'anime (pour reprendre les termes de la marque, des "stylistes" pour passer des "moments de partage").

Cette nouvelle boutique Chloé est certes majestueuse et très réussie visuellement - même si le rez-de-chaussée manque un peu de chaleur à mon goût - mais j'ai été déroutée par l'équipe de "stylistes" dont j'espérais un réel accueil et une attitude irréprochable.
La personne la plus accueillante a été l'agent de sécurité à la porte. Les "stylistes" étaient regroupés au milieu de la boutique devant l'escalier et créaient ainsi un genre de "haie d'honneur" plutôt gênante et surtout, le faux-pas rédhibitoire : ils discutaient (et j'étais presque désolée qu'ils s'interrompent pour me dire bonjour).
Bien sûr il n'est pas interdit de communiquer, bien au contraire, en revanche il est totalement proscrit de parler de sujets qui ne concernent pas le point de vente et surtout que les clients n'ont pas besoin de savoir.

J'ai continué ma visite de la boutique jusqu'à une charmante petite niche donnant sur la cour ; malheureusement la seule chose que j'aie remarquée était le plan d'évacuation posé au sol, de travers.
C'est uniquement au moment de partir qu'une jeune femme m'a posé la question également proscrite, "puis-je vous aider ?".
Bref, une shopping expérience plutôt décevante.
Je n'ai rien acheté et n'y retournerai a priori pas.

Message aux équipes de vente :
- Le service est une vocation, ne vous forcez pas si cela n'est pas inné, vous n'y arriverez jamais.
- Chaque client doit être accueilli individuellement, chaleureusement et avec sincérité ; il y a de nombreuses accroches possibles, soyez créatifs.
- Sur la surface de vente, ne parlez que de ce qui concerne les clients (donc aucune information chiffrée et encore moins de conversations personnelles).
- Chaque personne qui a la démarche d'entrer dans votre boutique fait preuve de curiosité et d'intérêt ; à vous de lui donner envie de rester, transformer en achat et l'inciter à revenir.
- L'habit ne fait pas le moine ! Tout client est un acheteur potentiel. Ne sous/sur-estimez personne.



Photo © Alicia Clarke / Palacescope Hôtel Costes




I expect a lot from a new point of sale and I pay attention to every single detail, starting with its location (253 rue Saint-Honoré, Paris), the architect who has turned it into a commercial and beautiful case (Joseph Dirand), the exclusive services to make the difference (a champagne bar) and, obviously, the staff (to use the brand's words: a team of "stylists" who are ready to spend "moments of sharing"). 

This new Chloé flagship store is a visual success -even though the ground floor could be a bit warmer. But I was slightly put out by the team of "stylists" who didn't reach my expectations of genuine greeting and faultless attitude.
The most welcoming person was the security guard at the door. The "stylists" were gathered in the middle of the store, in front of the staircase, letting quite an awkward pathway in between them. And they were chatting (and I almost felt sorry for them to stop and to greet me).
Don't get me wrong, talking isn't forbidden, it actually gives a real human feel; however, it is strictly prohibited to discuss things that are irrelevant to the store and to consumers.

In the back, there was a lovely niche (once again, great shop design) but the only thing I could spot was the evacuation plan left on the floor.
And then came the forbidden question: "may I help you?"
It's been quite a disappointing shopping experience altogether; I didn't buy anything and won't probably ever go back.

To all sales teams:
- Service is a vocation, don't push yourself if it doesn't come naturally.
- Each customer shall be greeted individually, warmly and genuinely; there are many ways of approach, be creative.
- When on the shop floor, only matters who are relevant to consumers may be discussed (meaning, no information about figures or, worse, personal conversations). 
- Each person who enters your store is actually curious and interested; up to you to make them want to stay, convert into purchase and invite them to come back.
- The clothes do not make the man! Every customer is a potential buyer. Do not ever under/over estimate anybody. 


Wednesday, May 1, 2013

[SHOP REVIEW] LES MARQUIS DE LADURÉE




C'est avec une grande curiosité et l'eau à la bouche que j'ai découvert la nouvelle boutique du Groupe Holder (également propriétaire de Paul) : Les Marquis de Ladurée, entièrement dédiée au chocolat.

Adresse bien choisie (14 rue de Castiglione), belle vitrine (on reconnaît la touche Ladurée) qui laisse apparaître le mur de plâtre sculpté, boutique bien agencée, intense parfum de chocolat dès que l'on passe la porte et excellent accueil du staff qui connaît parfaitement son produit : tout est réuni pour une merveilleuse shopping experience. Les prix sont quelque peu dissuasifs (7.50€ la tarte chocolat framboise et 12€ le coffret de chocolats macarons) mais qu'importe, pourvu qu'on ait l'ivresse ! 





C'est au moment de la dégustation que vient la déception : la tarte est loin d'être exceptionnelle et manque d'intensité : la ganache au chocolat n'est pas assez puissante et les framboises sont un peu amères (certes ce n'est pas encore la pleine saison et j'aurais dû me méfier mais l'alliance chocolat-framboise étant ce que je préfère, je n'ai pas su résister !). 
Quant aux chocolats avec coques de macarons, ils ne sont pas vraiment bons et trop sucrés : le chocolat manque d'onctuosité et les macarons sont secs - alors que c'est la base de la renommée de Ladurée. Une tentative intéressante mais pas convaincante. 


Bref c'est overrated (surestimé) et je ne suis malheureusement pas étonnée ; tout est dans le marketing, le branding, le packaging, et cela manque cruellement d'authenticité. On vient pour la marque, on ne revient que pour la qualité, tant du produit que du service. 
J'y retournerai tout de même pour goûter le Saint-Honoré tout chocolat, gourmandise que j'apprécie particulièrement à la rose et framboise chez Ladurée. 







I was pretty excited to discover the mouth-watering boutique entirely dedicated to chocolate and owned by the Holder Group: Les Marquis de Ladurée.

Great spot (14 rue de Castiglione), lovely window (the Ladurée's touch) offering a glance at the sculpted plaster wall, good shop design, intense scent of chocolate and very nice staff who know their products very well: everything is in place for a wonderful shopping experience, despite the deterrent prices (7.50€ for the chocolate and raspberry tartlet and 12€ the macarons chocolates gift box).

Tasting was rather disappointing: the tartlet is far from unforgettable - no intensity, the chocolate ganache isn't powerful enough and the raspberries are bitter (well my mistake, it's not full season yet but I couldn't resist to my favorite combination in desserts).
The chocolates are not that good and a bit too sweet; the chocolate ganache isn't smooth enough and the macaroons are dry - such a shame to fail on the grounds of Ladurée's reputation. An interesting yet unconvincing attempt. 

It's actually overrated and this is unfortunately not a surprise…Branding, marketing and packaging are perfect but desperately lacking authenticity. One comes for the brand, one comes back only for the quality of the product and the service.
I will probably go back regardless, just to taste the chocolate Saint-Honoré which I particularly love flavored with rose and filled with fresh raspberries. 



Tuesday, April 23, 2013

[SHOP REVIEW] AND OTHER STORIES

Comme le revendiquent les experts en immobilier, et par extension les professionnels du retail, il y a trois facteurs déterminants dans la valeur d'un lieu : "location, location, location" - soit "l'emplacement, l'emplacement et l'emplacement".

Un principe que connaît bien le groupe H&M qui, après son adresse prestigieuse des Champs-Élysées par Jean Nouvel, investit la très convoitée rue Saint-Honoré.

Alors que les Champs sont une destination plutôt touristique, souvent dédaignée par les Parisiens, et que l'avenue Montaigne est réservée aux grandes enseignes du luxe, la rue Saint-Honoré est plus éclectique et il faut être du bon côté. 
Si les petits numéros sont plus proches des Halles et s'y sont installées des boutiques street comme Carharrt, Vans ou le précurseur Starcow, c'est au-delà du n°150 et donc entre Palais Royal et Rue Royale (quel beau hasard de la nomenclature) que le luxe prend ses marques : Goyard, Galliano, Chloé (boutique qui fera l'objet d'un autre Shop Review ici)... Et bien sûr l'incontournable concept store qui s'est fait un prénom depuis 16 ans et qu'on ne présente plus : colette (au 213).

C'est au 277 que la nouvelle marque & Other Stories ("et autres histoires" en français) a ouvert ses portes le 5 avril. Décryptage :

Le nom : déjà, l'esperluette (chère à h&m), qui allie beauté graphique et espoir communautaire dans ce monde individualiste où le "et" se fait rare, permet d'associer le nom à l'envi. Ensuite, "Other Stories", c'est une promesse éditoriale bien tenue car la marque raconte en effet de jolies histoires : autour d'une gamme chromatique, d'un imprimé, d'un produit ou même d'un bouquet de fleurs, chaque thème est traité comme dans un magazine. 

Le buzz : publiée en novembre 2012 sur la page youtube de la marque, la première vidéo "Shoes & Other Stories" a fait le tour du web et a attisé notre curiosité. D'autres ont suivi et la communication s'est étendue grâce au tumblr et au e-shop qui a cartonné en France dès les premiers jours (frais de livraison offerts pour le lancement, avant l'ouverture de la boutique). 

Le positionnement : tant au niveau du style que du prix, & Other Stories se situe entre COS et Monki, pour ne citer que les marques du Groupe. Ils ont décidément tout compris : maintenant que h&m s'essouffle (les matières de moins en moins intéressantes, le style de plus en plus mainstream, bref plus grand chose pour plaire), le groupe H&M a su segmenter son offre pour mieux s'adapter à une clientèle de plus en plus sollicitée, connaisseuse et diversifiée

La boutique : c'est beau, c'est simple, c'est assumé, c'est du brut travaillé dans un esprit "work in progress" avec les peintures volontairement mal finies et les câbles apparents, des rayonnages très suédois, bref un ensemble totalement décomplexé où l'on se sent tellement bien qu'on n'a plus envie de partir. Il y a des plantes, on se pose sur un banc, on patiente autour du "pôle cosmétique" conçu comme une paillasse de laboratoire qui n'attend que nos expérimentations ongles et make-up. La couleur est à l'honneur dans des emballages transparents, sur des bâtonnets trempés dans les vernis pour créer un nuancier ingénieux, et jusqu'aux shoppings bags dégoulinants de coulures de peinture. 

Les cabines d'essayage : seul bémol, la file d'attente aussi longue que chez h&m est dissuasive ; cependant, ce n'est pas une marque où l'on attend du conseil en cabine et on a plutôt tendance à acheter, essayer chez soi et éventuellement revenir pour échanger ou se faire rembourser (et craquer à nouveau... CQFD). 

Le staff : point très positif, les effectifs sont assez nombreux pour être présents dès l'entrée et nous accueillir d'un joyeux "bonjour Madame". Tous plus souriants les uns que les autres, accessibles, ils se rendent immédiatement disponibles pour répondre à une question ou aller chercher une taille, et prennent soin des produits jusqu'à l'encaissement. Bravo pour le recrutement et la formation.






As claimed by realtors as well as retail experts, there are three things that matter in property: "location, location, location".
The H&M group knows it well: after their prestigious store on Champs-Élysées designed by Jean Nouvel, they have just invested into the coveted Rue Saint-Honoré.

Whereas Champs-Élysées is a well-known destination for tourists -and therefore quite left out by Parisians- and Avenue Montaigne is filled with famous luxury brands, Rue Saint-Honoré is more eclectic. if the lower street numbers (near Les Halles) are dedicated to streetwear brands such as Starcow, Carharrt or Vans, the environment becomes more and more high-end above number 150 (in between Palais Royal and Rue Royale - what a lovely coincidence) with established Maisons (Goyard, Chloé, John Galliano…) and of course at number 213, the concept store with a famous first name, AKA the epitome of rue Saint-Ho: colette

Further up, the newest brand & Other Stories has opened at number 277 on April 5th. Decoding:

The name: first, the ampersand (cherished by h&m) is a subtle mix of graphic beauty and promising togetherness in this individualistic society with a shortage of "and"; it also enables to link the brand to every possible thing. Then, "Other Stories": cleverly using storytelling to offer "Endless Styling Choices", their fashion editors focus on a color range, a print, an item or even a flower bouquet to highlight a theme in a magazine way.  

The buzz: posted in November 2012 on the brand's youtube channel, their first video entitled "Shoes & Other Stories" went viral and was a real curiosity raiser, followed by other videos as well as a tumblr and the e-shop.

The positioning: style and price points are in between COS and Monki, just to mention brands owned&operated by the H&M group. They really made the right moves: now that h&m has lost the fashion crowd's interest (higher prices + lower quality + mainstream style = not as exciting as it used to be), the H&M group has built a segmented offer in order to adapt more to their diversified consumers who are so wooed that they have become more and more demanding

The store: beautiful, simple and raw, there's a "work in progress" feel with visible cables and walls left unpainted on purpose, Swedish shelving, altogether making a statement without showing off. The atmosphere is so laid back that you just don't want to leave. There are flowers and plants, you can sit and hang out, and spend the afternoon experimenting nail art and make-up in the cosmetic area designed like a lab bench. There's color everywhere: from wooden sticks dipped into nail polish to create original color swatches to the shopping bags printed with paint-like drippings

The fitting rooms: the only downside would be the queue; however, like at h&m, you don't really expect to be advised by staff and you tend to make a purchase, try it on at home and come back if necessary to make an exchange or ask for a refund (and/or fall for something else…QED). 

The staff: definitely make you want to come back. Greeting you at the entrance with a delightful "Bonjour Madame", always smiling, accessible and available, they are all very helpful (answering questions and checking for sizes) and take care of the products from the stockroom to the cashdesk. Great recruitment and training